En Côte d’Ivoire, un phénomène inquiétant s’est installé au fil des dernières années : l’usage récurrent de la drogue appelée « Kadhafi » par de nombreux jeunes. Ses effets dévastateurs inquiètent parents, autorités et professionnels de santé.
Selon des témoignages et des observations sur le terrain, la consommation de cette drogue provoque des comportements erratiques, une perte de contrôle et, dans certains cas, des effondrements physiques comparables à des crises épileptiques. « Les jeunes tombent comme des épileptiques, sans pouvoir maîtriser leurs mouvements ni leur état de conscience », explique un spécialiste en toxicologie interrogé à Abidjan Alain Kouadio.
Les experts en santé publique alertent sur les conséquences sociales et sanitaires de cette consommation : baisse de la productivité, abandon scolaire, violences et vulnérabilité aux maladies infectieuses. L’usage répandu de « Kadhafi » menace également l’équilibre familial et communautaire, en mettant en danger les jeunes et en fragilisant les structures sociales.
Les autorités ivoiriennes sont appelées à tenter de renforcer la surveillance et de mener des campagnes de sensibilisation, mais la diffusion de cette drogue reste un défi majeur. Selon certains acteurs de terrain, son prix relativement bas et la pression sociale dans certains quartiers populaires favorisent sa propagation.
Pour les professionnels, l’enjeu est double : lutter contre la disponibilité de la drogue tout en offrant un accompagnement médical et psychologique aux jeunes consommateurs. Le phénomène met en lumière la nécessité d’une approche globale, combinant prévention, éducation, contrôle et réinsertion sociale.
Walim M.
