Le président de la République, Félix Tshisekedi, est revenu lundi sur une déclaration faite le week-end dernier au sujet de l’état des forces armées à son arrivée au pouvoir en 2019, une sortie qui avait suscité de nombreuses réactions au sein de l’opinion publique.
Au travers d’une mise au point ce mardi dans le cadre des conférences annuelles du service public, le chef de l’État a tenu à préciser le sens de ses propos, affirmant qu’ils ne traduisaient aucune intention de déconsidération à l’égard des forces de défense et de sécurité du pays.
« Lorsque je dénonce parfois avec des mots durs, ce n’est jamais pour les mépriser, et certainement pas nos vaillantes forces de défense et de sécurité », a déclaré Félix Tshisekedi.
Selon le président de la République, cette déclaration s’inscrivait dans une volonté de mettre en lumière l’ampleur des défis hérités à son accession à la magistrature suprême, notamment en ce qui concerne les conditions de travail, de vie et d’équipement des agents et fonctionnaires de l’État.
Dans un discours indirect, il a expliqué que son intervention visait essentiellement à rappeler la nécessité d’actions concrètes pour améliorer la situation des forces publiques, longtemps confrontées à des insuffisances structurelles, tant sur le plan matériel que sur celui de la prise en charge sociale.
Le chef de l’État a ainsi souligné que les réformes engagées depuis son arrivée au pouvoir ont pour objectif de renforcer les capacités opérationnelles des forces armées et de sécurité, tout en améliorant leur encadrement et leurs conditions de service.
Pour rappel, samedi dernier, s’adressant à des jeunes, le président Tshisekedi avait évoqué l’état dans lequel se trouvait l’armée au moment de son accession à la tête du pays, des propos qui avaient provoqué une vive controverse sur les réseaux sociaux et dans certains milieux politiques.
MM
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