Des révélations sur l’ancien chef d’État ont carrément électrisé la salle d’audience ce jeudi, les avocats de la République ont littéralement renié Joseph Kabila sous toutes ses coutures devant la Haute cour militaire. Selon eux, ni son père, ni sa mère, ni ses frères et sœurs, ni même sa nationalité congolaise ne seraient authentiques.
« Tout est renié à Kabila », ont-ils martelé. « Il doit être reconnu comme Hippolyte Kanambe, Rwandais. » Ces mots tombent comme un coup de tonnerre dans un procès déjà chargé de révélations explosives, où l’identité de l’ex-président est désormais remise en question dans sa totalité.
Pour l’accusation, cette remise en cause ne relève pas seulement d’un argument juridique, mais d’une question de souveraineté nationale : si l’homme qui a dirigé le pays pendant près de deux décennies n’est pas réellement congolais, peut-on parler de loyauté envers la République et ses institutions ?
Ce reniement frontal dépasse la simple accusation politique. Il touche à l’intime, à l’histoire familiale et à la mémoire nationale, plongeant l’opinion dans un mélange de choc et d’incrédulité. La question qui brûle toutes les lèvres : si Kabila n’est pas congolais, que devient alors l’histoire officielle de son règne et de ses décisions ?
Ce procès, déjà unique par son ampleur et ses rebondissements, entre ici dans une zone encore plus sensible, où identité, pouvoir et nationalité se confondent dans un même fracas judiciaire.
MM
