Le président du parti Alliance pour le Changement, Jean-Marc Kabund, a lancé un message direct et alarmant à l’endroit du chef de l’État, Félix Tshisekedi, lors d’une conférence de presse tenue ce mercredi dans la capitale congolaise.
Dans un ton grave et chargé de solennité, l’ancien président a.i. de l’UDPS a exprimé son inquiétude face aux menaces croissantes qui pèsent sur l’intégrité territoriale de la République démocratique du Congo.
« Nous disons à Félix Tshisekedi que l’heure est grave, et ce n’est ni le moment de prêter oreille aux tambourinaires et aux chants de sirène, ni de tergiverser, car notre pays court un danger de balkanisation comme jamais auparavant. Nous lui disons qu’il sera seul à porter la responsabilité devant l’histoire si l’irréparable arrivait à notre pays », a-t-il déclaré.
Kabund a évoqué sans détour ce qu’il considère comme une menace réelle de démembrement du territoire national, conséquence d’un affaiblissement du leadership et d’un manque de cap clair dans la gestion des enjeux sécuritaires.
Il a fustigé l’attitude du régime actuel, qu’il accuse de se laisser distraire par des considérations politiques secondaires au lieu de faire bloc face aux menaces extérieures et aux groupes armés actifs, notamment dans l’Est du pays.
« Le moment exige de la lucidité, du courage et de la fermeté. On ne dirige pas un pays comme on anime un meeting », a-t-il encore martelé, dans une pique à peine voilée à l’endroit du pouvoir.
L’ex-collaborateur de Tshisekedi, devenu l’un de ses plus farouches opposants, continue ainsi de construire son positionnement autour d’un discours de rupture, mêlant nationalisme, alerte sécuritaire, et appel à la responsabilité historique.
Alors que les tensions régionales restent vives et que l’opinion publique s’inquiète du regain d’instabilité dans certaines zones frontalières, les propos de Kabund résonnent comme une mise en garde, voire une interpellation urgente à l’attention du sommet de l’État.
MM
