Alors que la guerre imposée à la République démocratique du Congo par le Rwanda et ses supplétifs du M23/RDF continue de semer le chaos à l’Est du pays, les réactions d’indignation se multiplient à travers le territoire national. Le mercredi 10 avril 2025, c’est la population d’Inongo, chef-lieu de la province de Maï-Ndombe, qui a pris la parole pour exiger un geste symbolique fort : le changement du nom de l’avenue « Kigali », située dans la commune de Mpolo-Maurice.
Selon la RTNC, cette revendication a été formulée par des membres de l’association Inongo Bopeto, lors d’une action citoyenne de salubrité publique organisée dans la ville. Pour M. Lazo, l’un des membres actifs de l’association, garder le nom de la capitale d’un pays accusé de soutenir une rébellion meurtrière sur le sol congolais est une insulte à la mémoire des victimes.
« Nous sommes obligés de changer le nom de cette avenue Kigali. Je suis très désolé. Le Rwanda et ses complices sont de véritables ennemis de la République démocratique du Congo. Ils ont versé beaucoup de sang de nos concitoyens sans pitié ni amour. Et nous, à Inongo, continuons à garder le nom de la capitale d’un pays qui décime notre population. Cela est inadmissible », a-t-il déclaré, cité par la RTNC.
M. Lazo a poursuivi en appelant les autorités urbaines à réagir rapidement :
« Nous demandons aux autorités de la ville de changer le nom de l’avenue ‘Kigali’ pour un nom de chez nous. Nous avons laissé beaucoup de temps pour que ce tyran Paul Kagame et ses complices changent leur cruauté. Mais comme ils continuent à manifester un comportement inhumain, la jeunesse maï-ndombienne se venge en tous sens. »
Cette avenue « Kigali » remonte à la Deuxième République, une époque où les relations entre Kinshasa et Kigali étaient encore cordiales. Mais aujourd’hui, dans un climat de guerre et de tensions diplomatiques exacerbées, le maintien de cette appellation est vécu comme une provocation par certains habitants.
Ce genre de revendications pourrait bien se multiplier dans d’autres villes du pays, alors que le sentiment anti-rwandais atteint des sommets à la suite des violences attribuées au M23 et à leurs présumés soutiens rwandais.
Walim M.
