Le ministre de la Justice, Constant Mutamba, a annoncé ce lundi 12 mai une vaste opération nationale de régulation du secteur religieux, visant à identifier et écarter les prédicateurs autoproclamés opérant en dehors du cadre légal. À compter du 23 juin prochain, les “faux pasteurs” seront traqués, a-t-il déclaré lors du lancement d’une campagne d’octroi gratuit de permis de culte.
Cette mesure s’inscrit dans une volonté du gouvernement de mettre fin aux dérives observées dans certaines pratiques religieuses et d’instaurer un climat de responsabilité au sein des confessions religieuses. Désormais, tout ministre de culte souhaitant prêcher en République Démocratique du Congo devra obligatoirement disposer d’un permis de culte délivré par l’État.
Cette régularisation vise également à protéger les fidèles contre les dérives sectaires et les abus financiers. Le permis de culte, délivré à titre gratuit, servira à vérifier la légitimité des responsables religieux, leur formation, ainsi que leur conformité avec les valeurs républicaines.
Le ministère de la Justice assure que l’opération ne vise pas à restreindre la liberté de religion, garantie par la Constitution, mais à encadrer son exercice dans le respect de la loi. Des équipes mixtes seront déployées sur l’ensemble du territoire à partir du 23 juin pour identifier les structures non conformes.
Les responsables religieux sont donc appelés à se conformer sans délai à cette nouvelle exigence administrative, sous peine de sanctions allant de la fermeture de leurs lieux de culte à des poursuites judiciaires.
MM
