L’ancien président de la République démocratique du Congo, Joseph Kabila, poursuit ses activités politiques dans l’Est du pays. Ce vendredi, il a tenu à Goma une réunion qualifiée de « très bonne séance de travail » par Corneille Nangaa, président de l’Alliance Fleuve Congo (AFC), en présence de la coordination du mouvement rebelle M23, qui contrôle la ville depuis plusieurs mois.
Cette rencontre marque, selon Nangaa, le lancement officiel d’une série de « travaux de réflexion » visant à jeter les bases d’une paix durable, d’une véritable cohésion nationale et d’un vivre-ensemble définitif en RDC. Elle s’inscrit dans le cadre de l’initiative politique portée conjointement par l’AFC et le M23, un attelage controversé qui se positionne comme une alternative aux institutions actuelles de Kinshasa.
Joseph Kabila, discret sur la scène publique depuis la fin de son mandat en 2019, semble désormais vouloir jouer un rôle actif dans la recherche d’une sortie de crise à l’Est, en s’engageant aux côtés des acteurs clés du conflit armé. Sa présence aux côtés du M23, un mouvement toujours considéré comme rebelle par le gouvernement central, ne manque toutefois pas de susciter des réactions contrastées au sein de la classe politique congolaise.
Alors que Goma reste sous contrôle de la coalition AFC/M23, cette initiative soulève de nombreuses questions sur les intentions réelles de ses instigateurs et sur leur vision de la paix. Pour certains observateurs, ces échanges pourraient préfigurer une redéfinition profonde des rapports de force politiques et militaires dans la région des Grands Lacs.
MM
