L’Office Congolais de Contrôle (OCC) a pris une décision ferme à l’égard de certains de ses agents accusés de liens avec le mouvement rebelle AFC/M23, actif dans l’est de la République démocratique du Congo. Dans une note de service signée le 20 mai 2025 par son directeur général, Dr Étienne Tshimanga, l’OCC ordonne la suspension immédiate des salaires et avantages liés aux contrats de cinq de ses agents, en attendant les conclusions d’une enquête administrative et sécuritaire.
Selon le document, les personnes concernées sont :
1. Mbarushimana Ugirambanzi – Matricule 93298
2. Kajibwami Habakurama – Matricule 94314
3. Mbonigaba Buhoro – Matricule 93450
4. Misabiro Mumaranyota – Matricule 99636
5. Mpinduye Nzabara – Matricule 96135
Ces agents, affectés dans des directions provinciales situées en zones de conflit, sont soupçonnés d’avoir volontairement rejoint les rangs de l’AFC/M23, allant jusqu’à suivre une formation idéologique au sein du mouvement armé.

Le Directeur Général de l’OCC précise que cette décision se base sur les conclusions d’une commission spéciale, instituée par une précédente note de service datée du 24 mars 2025, et sur des renseignements recoupés jugés concordants. Dans l’attente des résultats des enquêtes menées par les services compétents, l’administration centrale a pris des mesures conservatoires strictes : la suspension des rémunérations et privilèges professionnels des agents mis en cause.
« Tenant compte de la gravité de cette situation, l’Office Congolais de Contrôle a saisi les services attitrés en vue d’établir les faits », lit-on dans la note.
L’OCC rappelle, par cette décision, son engagement à défendre l’intégrité du territoire national et à se dissocier de toute forme de collaboration ou de sympathie avec des groupes qui déstabilisent la République.
Une affaire sensible qui relance le débat sur la loyauté du personnel de l’État dans les zones sous tension, alors que le gouvernement congolais poursuit sa lutte contre l’insécurité à l’est du pays.
Walim M.
