La directrice générale de la SACEM, Cécile Rap-Veber, a mentionné l’artiste congolais Ferre Gola dans une interview accordée au magazine Billboard, consacrée à la protection des œuvres générées par l’intelligence artificielle et aux accords conclus avec des organismes de gestion collective en Afrique.
« Un prompt demandant à une IA de faire une musique à la Mozart avec des paroles à la Ferré ne suffit pas pour bénéficier de la protection du droit d’auteur », a déclaré Cécile Rap-Veber, en référence au compositeur Wolfgang Amadeus Mozart et à Ferre Gola.
Par cette formulation, la responsable de la SACEM a précisé qu’une simple instruction adressée à une intelligence artificielle ne constitue pas, en elle-même, un apport créatif suffisant pour ouvrir droit à une protection juridique.
Au cours du même entretien, elle a rappelé les progrès accomplis sur le continent africain dans la rémunération des créateurs. « Cela fait dix ans que nous œuvrons pour permettre aux créateurs africains de vivre de leur musique. Aujourd’hui, ces répertoires génèrent plusieurs millions d’euros de droits d’auteur sur le digital », a-t-elle indiqué.
Cette déclaration a été largement relayée sur les réseaux sociaux à Kinshasa, où le nom de Ferre Gola apparaît dans un climat marqué par de vifs échanges autour de la distinction honorifique annoncée en faveur de Fally Ipupa.
MM.
