Le ministère public a requis, ce mercredi 24 avril 2025, 20 ans de travaux forcés contre l’ancien Premier ministre Augustin Matata Ponyo, dans le cadre du procès très médiatisé sur le scandale financier du parc agro-industriel de Bukanga-Lonzo. Poursuivi pour détournement présumé de fonds publics, l’actuel sénateur est accusé d’avoir participé au détournement de près de 80 millions de dollars américains.
Selon l’accusation, ces fonds, initialement destinés à la mise en œuvre du projet agro-industriel censé relancer le secteur agricole congolais, auraient été utilisés à d’autres fins non justifiées. Le ministère public a également demandé l’arrestation immédiate de Matata Ponyo, qui était absent à l’audience, malgré les convocations de la Cour constitutionnelle.
La Cour a rappelé que l’immunité parlementaire ne constitue pas un obstacle à la poursuite judiciaire, et ne saurait être confondue avec une forme d’impunité. « Les immunités ne sont pas synonymes d’impunité », a souligné le procureur général lors de l’audience, tout en dénonçant l’attitude de l’ancien Premier ministre, jugé par défaut après avoir refusé de comparaître.
Le procès se poursuit dans un climat tendu, alors que les avocats de Matata Ponyo continuent de contester la compétence de la Cour constitutionnelle à le juger, invoquant notamment son statut parlementaire.
MM
