Longtemps indispensable sous les jupes et les pagnes, le jupon servait autrefois à éviter la transparence et à donner de l’ampleur aux tenues féminines. Aujourd’hui, il cède peu à peu sa place à un nouvel accessoire devenu très répandu à Kinshasa : le « bout’chou », un cycliste ou collant gainant, parfois rembourré, qui permet de sculpter la silhouette et de donner l’impression de fesses plus volumineuses.
Cette évolution n’est pas seulement vestimentaire : elle reflète un changement dans les normes esthétiques et sociales. Là où le jupon symbolisait la modestie et l’élégance classique, le bout’chou répond à une demande contemporaine de silhouette galbée et de mise en valeur du corps.
Très présent dans les marchés et les boutiques en ligne de la capitale, le bout’chou est devenu un produit de consommation courante, malgré les critiques sur son inconfort ou sur son caractère artificiel. Il illustre ainsi une transformation silencieuse : les femmes congolaises adaptent leurs codes vestimentaires, entre héritage du pagne et nouvelles influences urbaines.
Walim M.
