L’accord de paix conclu entre la République démocratique du Congo (RDC) et la République du Rwanda continue de susciter une vague de réactions à travers le monde. Salué comme un tournant historique pour la région des Grands Lacs, cet engagement visant à mettre fin aux violences récurrentes dans l’Est de la RDC a été largement commenté par des dirigeants et responsables politiques, notamment de la France, des États-Unis, de l’Union européenne, de l’Ukraine et de plusieurs autres observateurs internationaux.
Emmanuel Macron : « La paix doit tenir »
Le président français Emmanuel Macron a salué cet accord en des termes clairs et encourageants. Dans un message publié samedi sur le réseau X, il écrit :
« L’accord de paix entre la RDC et le Rwanda, avec le soutien des États-Unis, est un pas en avant historique après des décennies de souffrance. Bonne nouvelle pour la région des Grands Lacs. Aux Congolais et aux Rwandais, la France adresse un message d’espoir. La paix doit tenir. »
Le chef d’État français, qui a été à plusieurs reprises impliqué dans les efforts de médiation dans la région, voit dans cet accord une base solide pour sortir de la spirale des conflits armés.
Volodymyr Zelensky : « Un exemple pour d’autres conflits »
Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a lui aussi réagi avec enthousiasme, y voyant un exemple inspirant pour d’autres régions du monde, y compris son propre pays toujours en guerre avec la Russie. Dans un message publié sur X vendredi, il a écrit :
« Nous saluons l’accord de paix conclu entre la République démocratique du Congo et la République du Rwanda, une mesure destinée à mettre fin à la violence et aux massacres. […] La paix peut être obtenue par la force, et Donald Trump l’a certainement. »
Faisant un parallèle avec le conflit ukrainien, Zelensky a encouragé la médiation américaine à poursuivre ses efforts, cette fois pour résoudre la guerre entre l’Ukraine et la Russie, dénonçant le refus de Moscou d’entrer dans une logique de paix.
Une médiation américaine saluée
La médiation américaine, conduite en coulisses par des diplomates de haut niveau, a été largement saluée, notamment pour avoir réussi à rapprocher deux voisins longtemps en tension, alors que les accusations de soutien au M23 par le Rwanda avaient plongé les relations entre les deux pays dans une profonde crise.
L’envoyé spécial américain pour la région des Grands Lacs a qualifié l’accord de « victoire diplomatique fragile, mais pleine de promesses », soulignant que l’application de ses clauses serait le véritable test de sa solidité.
Une paix encore sous condition
Si les réactions internationales sont globalement positives, les appels à la vigilance restent nombreux. Tous s’accordent à dire que la paix dans l’Est de la RDC ne pourra se construire qu’à travers :
• la fin du soutien aux groupes armés,
• le retour de l’autorité de l’État,
• la démobilisation réelle des milices,
• et une réponse humanitaire efficace.
Cet accord redonne l’espoir d’un avenir sans guerre pour des millions de Congolais et de Rwandais. Mais il pose aussi une question essentielle : cette fois, tiendra-t-il ?
La communauté internationale, les peuples de la région et les acteurs civils auront les yeux rivés sur sa mise en œuvre.
Walim M.
