Figure connue de la sape congolaise et vétéran de la musique, Adolphe Dominguez, alias Tata Mobitch, a surpris plus d’un en dévoilant le nom de celui qu’il considère comme son héritier stylistique. Invité ce vendredi à l’émission Greco animée par le journaliste David Mombele depuis Paris, l’artiste a désigné Celeo Scram comme celui à qui il lèguerait le « trône de la sape » s’il venait à se retirer.
« Les gens comme Serge alias Celeo, si aujourd’hui je partais, je laisserais le trône de la sape à Celeo Scram », a-t-il affirmé sans détour. Une déclaration qui témoigne de son admiration pour l’élégance et le style affirmé de son jeune collègue, très actif tant sur la scène musicale que dans le domaine vestimentaire.
Adolphe Dominguez, connu pour son goût pointu en matière de mode, a toujours défendu une vision exigeante et flamboyante de la sape, qu’il considère comme un art à part entière.
Sa reconnaissance envers Celeo Scram s’inscrit donc dans une logique de transmission entre générations d’artistes et de sapeurs.
Avec un brin d’humour et une pointe de provocation, Tata Mobitch a également cité Werrason parmi ceux qui pourraient hériter de son trône, soulignant l’ironie de la situation après les critiques récentes de ce dernier.
Werrason avait en effet dénoncé les tenues portées par Adolphe, les qualifiant de « contrefaçons venues de Turquie », ce à quoi l’intéressé répond par une taquinerie élégante.
Ce passage médiatique, teinté d’humour, de nostalgie et de panache, relance le débat sur l’héritage de la sape congolaise et confirme qu’au-delà de la musique, la mode reste un pilier de l’identité artistique de Kinshasa.
MM
