À partir du 1er juin, seules les femmes biologiques pourront évoluer dans les compétitions féminines en Angleterre, conformément à une décision de la Cour suprême.
Un tournant majeur pour le sport féminin en Angleterre, et plus largement pour le débat mondial sur la participation des personnes transgenres dans les disciplines sportives genrées.
La Cour suprême, saisie par plusieurs parties préoccupées par la légitimité des compétitions féminines, a tranché en faveur d’une définition stricte et biologique du genre dans le contexte sportif. Elle justifie sa décision par des considérations de justice compétitive, de sécurité physique et d’équité entre les athlètes.
Dans la foulée, la FA a ajusté son règlement. “À partir du 1er juin, seules les joueuses de sexe féminin assignées à la naissance seront éligibles pour jouer dans les catégories féminines”, indique un communiqué officiel.
Du côté des associations de défense des droits LGBTQ+, cette mesure est perçue comme une forme d’exclusion. Pour elles, elle renforce la marginalisation des personnes transgenres dans les espaces publics, y compris dans le sport.
Mais pour d’autres, notamment dans certaines organisations sportives féminines, cette décision est saluée comme une mesure de protection de l’intégrité physique et de la compétitivité des femmes. Des joueuses et entraîneurs expriment leur soulagement de voir le cadre clarifié.
L’Angleterre rejoint ainsi une tendance globale, amorcée par plusieurs fédérations sportives internationales, dont World Athletics et la FINA (natation), qui ont restreint l’accès des femmes trans aux compétitions féminines au plus haut niveau.
Walim M.
