La situation sécuritaire liée au mouvement Mobondo continue de préoccuper les autorités militaires dans la province du Maï-Ndombe. Lors d’un briefing tenu dimanche à Kikwit, le porte-parole de l’armée pour les opérations Ngemba, Anthony Mualishayi, a estimé que ce groupe ne pouvait plus être considéré comme une simple milice locale.
Selon lui, les Mobondo se présentent désormais comme une rébellion organisée, dotée d’une certaine structuration, ce qui impose une lecture différente du phénomène sécuritaire dans cette zone du pays.
« Les Mobondo ne sont plus une milice, mais une rébellion bien structurée qu’il faut prendre au sérieux », a déclaré le porte-parole militaire devant la presse.
Les opérations militaires en cours dans le territoire de Kwamouth, épicentre des violences attribuées à ce mouvement depuis plusieurs années continuent de faire des dommages. Il y a six jours, les Forces armées de la RDC (FARDC) avaient annoncé avoir neutralisé trois chefs présumés des Mobondo lors d’une intervention menée à environ 15 kilomètres au nord-est du village Bolingo, dans la province du Maï-Ndombe.
Les opérations Ngemba, conduites par l’armée congolaise, visent à restaurer l’autorité de l’État et à mettre fin à l’insécurité persistante dans cette partie du pays, marquée par des affrontements récurrents et des déplacements de populations.
Les autorités militaires assurent poursuivre les actions de terrain afin de démanteler les réseaux actifs et de stabiliser durablement la zone, tout en appelant les populations locales à collaborer avec les forces de défense et de sécurité.
MM
