À la suite de l’assassinat du journaliste Wilondja Mazambi Fiston à Bukavu, dans une zone sous occupation armée, le ministère de la Communication et Médias a annoncé que tous les actes criminels perpétrés sur le territoire national, y compris dans les zones sous contrôle de groupes rebelles, font l’objet d’une documentation rigoureuse en vue de poursuites judiciaires.
Au travers d’un communiqué officiel publié mardi, le gouvernement congolais a condamné avec fermeté l’assassinat de ce professionnel des médias, qui travaillait pour la Centrale de Monitoring des Médias de l’Union Nationale de la Presse du Congo (UNPC). Il s’agit d’un nouvel épisode tragique dans un contexte d’insécurité généralisée pour les journalistes œuvrant dans les zones de conflit.
« Tous les actes criminels commis sur le territoire national, y compris dans les zones sous occupation, sont systématiquement documentés. Leurs auteurs, co-auteurs et complices auront à répondre de leurs actes devant la justice, conformément à la loi », a précisé le ministère.
Bien que survenu dans une région difficilement accessible aux institutions de l’État, le meurtre de Wilondja Mazambi ne restera pas impuni, promet Kinshasa. Le gouvernement assure que des mécanismes existent pour compiler les violations des droits humains, en partenariat avec des organisations nationales et internationales.
Ce processus de documentation vise à garantir que les crimes contre les journalistes, les activistes et les civils commis dans l’impunité apparente aujourd’hui, fassent demain l’objet de procédures judiciaires solides, que ce soit devant les juridictions nationales ou internationales.
Alors que les appels à une enquête indépendante se multiplient dans les milieux médiatiques et associatifs, les autorités assurent que la justice finira par rattraper les responsables, même dans les contextes les plus complexes.
Walim M.
