Le projet de construction de la Kinshasa Arena, un imposant palais des sports en cours d’édification dans l’enceinte du stade des Martyrs, sera au cœur d’un débat parlementaire ce jeudi 8 mai 2025. Dans le cadre de son rôle de contrôle de l’action gouvernementale, l’Assemblée nationale a inscrit à son ordre du jour une question orale avec débat adressée au ministre des Finances, Doudou Fwamba.
Selon le communiqué officiel émanant du bureau de la Chambre basse du Parlement, cette initiative est portée par l’honorable député John Efambe Ekamba, qui souhaite obtenir des clarifications sur le financement des travaux de cette infrastructure sportive emblématique, annoncée comme l’une des plus grandes d’Afrique centrale.
La Kinshasa Arena, conçue pour accueillir plus de 20 000 spectateurs, vise à doter la capitale congolaise d’un espace multifonctionnel capable d’abriter des compétitions sportives de haut niveau, des concerts, des événements culturels et des grandes rencontres internationales. Toutefois, le projet a connu plusieurs turbulences.
En effet, les travaux confiés à l’entreprise turque Milvest ont été suspendus à un moment donné pour manque de financement, avant de reprendre de manière lente et irrégulière. Une situation qui a semé le doute sur l’engagement financier du gouvernement congolais dans la concrétisation de ce projet phare, initié sous la présidence de Félix Tshisekedi.
Le ministre des Finances devra désormais répondre devant les députés à une série de questions : Quel est le coût total du projet ? Quelle est la source exacte du financement ? Où en est le décaissement des fonds ? Pourquoi les travaux ont-ils été suspendus ? Autant d’interrogations qui nécessitent des réponses claires, dans un contexte où la transparence dans la gestion des fonds publics est de plus en plus exigée par l’opinion.
Kinshasa Arena, conçue comme un symbole de modernité et de rayonnement culturel, est aujourd’hui au centre d’un débat de fond sur la priorité des dépenses publiques et la capacité de l’État à honorer ses engagements.
Walim M.
