Un véritable tournant judiciaire et médiatique secoue le réseau social X après une affaire de fausses accusations présumées à caractère sexuel impliquant deux anciennes étudiantes : Benedicte Kombe Tanzando, issue de l’IFASIC spécialisée en communication sociale, et Raïssa Demomo, ex-étudiante de l’ISC (devenue HEC). Le jeune homme accusé, l’avocat Néhemie Wandja, a décidé de porter plainte pour rétablir son honneur.
Tout commence le 23 septembre 2024, lorsque Raïssa Demomo publie sur X une série de tweets dans lesquels elle accuse indirectement Néhemie Wandja d’avoir tenté d’abuser de son amie, Benedicte Kombe, lors d’un rendez-vous. Dans un ton alarmiste, elle dépeint un scénario où le jeune homme aurait tenté de forcer un baiser et bloqué les portières de sa voiture. La publication devient virale.

« Ma copine a eu un date avec un gars d’ici… il voulait qu’ils couchent ensemble au premier rendez-vous… a bloqué les portières… a tenté de l’embrasser de force… soyons prudentes. » a-t-elle écrit.

Face à cette vague d’accusations, Néhemie Wandja supprime son compte Facebook, submergé par des insultes, critiques et accusations de viol présumé, sans qu’aucune plainte officielle ne soit déposée à l’époque.
Huit mois plus tard, jeudi 29 mai 2025, le jeune homme sort du silence via son compte X « De Bandal » :
« J’ai été insulté, traité de violeur et prédateur sexuel. Ça m’a pris du temps pour me relever. Maintenant, je vais lancer des plaintes à leur charge. »

Il affirme avoir rassemblé des preuves, et se dit prêt à saisir la justice pour laver son honneur.
Les excuses publiques de Benedicte Kombe
Face à la tournure de l’affaire, Benedicte Kombe, alias Poker Face sur X, publie un message d’excuse :
« Je tiens à présenter mes excuses à M. Néhemie Wandja. L’intention n’était ni de t’exposer ni d’entacher ta réputation ; les choses ont été mal formulées. Une déclaration qui contraste avec la gravité initiale des accusations.

Cette affaire relance le débat sur l’usage irresponsable des plateformes sociales pour traiter des sujets aussi graves que les violences sexuelles, sans preuves concrètes ni recours judiciaires.
Loin de nier la réalité des violences faites aux femmes, ce cas met en lumière les conséquences des dénonciations non vérifiées, pouvant détruire la réputation d’un individu sans procès équitable.
De son côté, Néhemie Wandja est déterminé à poursuivre l’affaire jusqu’au bout, malgré les excuses de la principale intéressée. Il entend faire de ce dossier un exemple pour lutter contre les abus de la parole publique en ligne.
MM
