Dans une interview accordée ce mardi au quotidien français Le Parisien, Brenda Biya, fille du président du Cameroun Paul Biya, après son « coming-out » a exprimé son souhait de voir la loi réprimant l’homosexualité dans son pays évoluer.
À seulement 26 ans, Brenda Biya a fait le choix de révéler publiquement son orientation sexuelle, assumant fièrement sa relation avec une mannequin brésilienne depuis 8 mois. Un acte jugé « courageux » dans un pays où les rapports entre personnes de même sexe sont encore punis de peines allant jusqu’à 5 ans de prison.
« Il y a plein de gens dans la même situation que moi qui souffrent à cause de ce qu’ils sont. Si je peux leur donner de l’espoir, les aider à se sentir moins seuls, si je peux envoyer de l’amour, j’en suis ravie », a déclaré Brenda Biya au Parisien.
La jeune femme, qui se décrit comme « un peu le mouton noir de sa famille », espère que son témoignage contribuera à faire bouger les lignes sur la question de l’homosexualité au Cameroun. « Cette loi, je la trouve injuste et j’ai l’espoir que mon histoire la fasse changer », affirme-t-elle.
Un acte qui peut bouleverser tout
Consciente des risques qu’elle encourt, Brenda Biya sait qu’elle « peut perdre beaucoup : froisser les liens avec sa famille, ne plus avoir le droit d’aller dans son pays, être mise en prison… » Mais elle reste déterminée à poursuivre son combat pour la reconnaissance des droits de la communauté LGBTQ+ dans son pays.
« Les mentalités sont en train d’évoluer au Cameroun, notamment chez la jeune génération. C’est peut-être trop tôt pour que [la loi] disparaisse complètement, mais elle pourrait être moins stricte. On pourrait d’abord supprimer la peine de prison », espère-t-elle.
Des répercussions qui n’ont pas tardé à arriver
Bien que ses parents, le président et la première dame, aient tenté de la faire retirer sa publication sur les réseaux sociaux, Brenda Biya assume pleinement son choix de s’exprimer. Un acte militant qu’elle espère voir se traduire dans des avancées concrètes pour les personnes LGBTQ+ au Cameroun.
