Lors de la conférence organisée ce lundi 5 mai pour célébrer la Journée mondiale de la liberté de la presse en République démocratique du Congo, Christian Bosembe, président du Conseil supérieur de l’audiovisuel et de la communication (CSAC), a tenu des propos qui ont immédiatement suscité la controverse.
S’exprimant devant le président de la République, Félix Tshisekedi, Bosembe a salué ce qu’il considère comme un bilan exemplaire du chef de l’État en matière de respect de la liberté de la presse.
« Sous votre mandat, aucun journaliste n’a été tué, aucun journaliste n’a été arrêté ou torturé à cause de ses opinions, aucune rédaction n’a été saccagée, aucune chaîne n’a été fermée », a-t-il déclaré publiquement.
Ces propos, bien que salués dans les cercles proches du pouvoir, ont immédiatement suscité des réactions virulentes dans le milieu journalistique et sur les réseaux sociaux. Certains professionnels des médias ont qualifié ces déclarations de mensongères, pointant du doigt plusieurs cas documentés de violations de la liberté de la presse au cours du quinquennat en cours.
Le journaliste Steve Wembi, connu pour son franc-parler, a été parmi les premiers à réagir sur le réseau X, dénonçant avec fermeté les propos de Christian Bosembe, les qualifiant d’un déni de réalité.
Alors que la RDC reste classée parmi les pays où les conditions d’exercice du journalisme demeurent précaires, notamment en provinces, cette sortie de Bosembe pourrait susciter encore le débat.
Walim M.
