Créé pour suivre l’accord de la Saint-Sylvestre, le Comité National de Suivi de l’Accord (CNSA) devrait aujourd’hui être dissous. Pourtant, plusieurs années après la fin de l’accord et le changement de régime, il continue de fonctionner et de percevoir des subventions de l’État.
L’accord de la Saint-Sylvestre, signé en 2016, avait pour objectif de stabiliser la RDC après la crise électorale et d’instaurer un dialogue politique inclusif. Le CNSA avait alors été mis en place pour veiller à l’application de ses engagements. Depuis, le contexte politique a profondément changé, rendant ses missions largement obsolètes.
Malgré cela, le comité continue de recevoir un budget annuel, alimentant des critiques sur le gaspillage des ressources publiques. « On se demande à quoi sert encore ce comité, si ce n’est à occuper des fonctionnaires et justifier une ligne budgétaire », dénonce un analyste politique kinois.
Pour beaucoup, le maintien du CNSA, dirigé par Joseph Olenghankoy reflète un problème récurrent de gouvernance : la lenteur à dissoudre des structures qui ont perdu toute pertinence et la difficulté à réaffecter leurs ressources vers des priorités actuelles, comme la sécurité dans l’Est et la relance économique.
Le CNSA apparaît désormais comme un vestige administratif, suspendu entre passé politique et inertie bureaucratique, illustrant le besoin urgent d’un audit des institutions héritées d’anciens accords.
MM
