L’artiste belgo-congolais Damso a annoncé, ce samedi 21 juin 2025, la relance de son projet initié en 2019 pour lutter contre les minerais de sang en République démocratique du Congo, son pays d’origine. Dans un message fort et personnel publié sur son compte Instagram, le rappeur a révélé avoir été victime de tentatives de corruption et de menaces lorsqu’il avait tenté de lancer l’initiative pour la première fois.
« Bon maintenant que j’ai n*qué le game, je vais repartir sur mon projet de 2019.
À cette époque, on a essayé de me corrompre.
Quand j’ai refusé, on m’a menacé.
Je vous passe les détails.
Aujourd’hui, je suis mieux renseigné. Mieux préparé.
Et cette fois, j’irai à fond.
Si je meurs, vous saurez pourquoi », a écrit l’auteur de Ipséité dans sa story Instagram.
Cette déclaration a provoqué un vif écho sur les réseaux sociaux, notamment au sein de la diaspora congolaise et chez les jeunes militants engagés pour la justice sociale et environnementale en Afrique centrale.
Damso souhaite mettre en place une fondation indépendante qui agira contre l’exploitation illégale et meurtrière des ressources naturelles en particulier le coltan, le cobalt et l’or, largement extraits à l’est du Congo, dans des zones ravagées par les conflits armés et les groupes rebelles. Ces minerais, souvent appelés « minerais de sang », sont essentiels à la fabrication des smartphones, batteries et autres produits électroniques de consommation courante.
Le musicien avait déjà exprimé en 2019 son ambition de sensibiliser l’opinion publique internationale, mais avait mystérieusement mis le projet en pause. Son message de ce week-end vient éclairer cette décision : il aurait été victime de pressions liées aux puissants intérêts autour du commerce de ces minerais.
MM
