Une publication de l’abbé Blaise Kanda sur Facebook suscite de nombreuses réactions au sein de l’opinion chrétienne congolaise, dans un climat marqué par les commentaires passionnés autour des récentes révélations du journaliste Israël Mutombo concernant le décès de Blanche Kandolo, épouse défunte du pasteur Marcelo Tunasi.
Dans son message publié sur les réseaux sociaux, le prêtre catholique critique sévèrement l’attitude de certains fidèles qu’il accuse de trouver du plaisir dans les querelles publiques, les humiliations numériques et les polémiques religieuses.
« Beaucoup de chrétiens ne sont pas différents de ces enfants qui chantaient : “Satan, kotela bango ! Babunda !” », écrit-il, avant de dénoncer une communauté chrétienne fascinée par « les clashs, les brûlots, les scandales, les conflits, les séparations et les injures ».
Par cette comparaison, l’ecclésiastique pointe une contradiction profonde entre le discours spirituel affiché par certains croyants et leurs comportements sur les plateformes numériques. Selon lui, plusieurs internautes se présentent comme défenseurs de la foi chrétienne tout en alimentant des dynamiques de haine verbale et de destruction morale.
Cette sortie apparaît au moment où les révélations d’Israël Mutombo sur les circonstances du décès de Blanche Kandolo alimentent une forte agitation médiatique. D’après plusieurs contenus relayés sur les réseaux sociaux, la défunte aurait succombé à des complications liées à des opérations de chirurgie esthétique pratiquées en Turquie.
Depuis ces déclarations, les plateformes numériques connaissent une multiplication de commentaires accusateurs, de spéculations et de prises de position parfois virulentes autour du pasteur Marcelo Tunasi et de son entourage familial.
Pour l’abbé Blaise Kanda, cette effervescence numérique éloigne les fidèles de l’enseignement biblique centré sur la paix et la maîtrise de la parole. Il rappelle d’ailleurs la béatitude tirée de l’Évangile selon Matthieu : « Heureux les artisans de paix. Ils seront appelés fils de Dieu ».
Au-delà de l’affaire Tunasi, cette publication remet en lumière la place grandissante des réseaux sociaux dans les tensions religieuses en République démocratique du Congo, où les différends spirituels, familiaux ou communautaires prennent régulièrement une dimension publique sous l’effet des publications virales et des débats passionnels.
Dans plusieurs milieux religieux, des voix s’élèvent désormais pour appeler à davantage de retenue, de discernement et de responsabilité dans la diffusion d’informations sensibles touchant à la vie privée, au deuil ou à la réputation des personnes citées sur internet.
Walim M.
