La lumière commence à se faire sur la mort tragique du brigadier Fiston Kabeya, agent de la police de circulation routière, survenue il y a quelques jours à Kinshasa. Selon un rapport d’autopsie présenté ce jeudi 8 mai par la justice militaire, le policier a bel et bien succombé à des coups violents reçus à la tête, infligés par des éléments du cortège de la Première Ministre Judith Suminwa. Le document, rédigé par les médecins légistes Jerry Kalomba et Michael Kalala avec le concours du personnel de la morgue, conclut sans équivoque que les blessures étaient la cause directe du décès.
Cette révélation a été faite lors d’une audition publique jeudi, où les responsables judiciaires ont précisé que les agresseurs appartenaient à l’unité chargée de la protection de la cheffe du gouvernement.
Cette garde rapprochée est placée sous le commandement du commissaire supérieur adjoint Olivier Dunia Kanza, en fonction depuis avril dernier. La justice militaire examine désormais les responsabilités individuelles et hiérarchiques dans cette affaire qui secoue l’appareil sécuritaire congolais.
L’affaire soulève une vague d’indignation dans l’opinion depuis quelques mois, alors que la population s’interroge sur l’impunité persistante au sein de certains services de sécurité.
Cependant, la pression monte pour que des mesures soient prises au plus vite. La justice militaire est appelée à agir avec transparence et rigueur pour rétablir la confiance des citoyens envers les institutions de la République et éviter que cette affaire ne devienne un nouveau symbole de l’impunité dans le pays.
MM
