Dans une déclaration publiée ce samedi sur le réseau social X (anciennement Twitter), le président des États-Unis, Donald Trump, a annoncé avoir négocié un traité de paix entre la République démocratique du Congo et le Rwanda, deux pays dont les relations sont marquées par des décennies de tensions et de conflits meurtriers, en particulier dans la région de l’Est congolais.
« Je suis très heureux d’annoncer que j’ai arrangé, avec le secrétaire d’État Marco Rubio, un merveilleux traité entre la République démocratique du Congo et la République du Rwanda, dans leur guerre, connue pour sa violence sanglante et la mort, bien plus encore que la plupart des autres conflits, et qui dure depuis des décennies », a écrit Donald Trump.
Le président américain affirme que les délégations congolaise et rwandaise se rendront à Washington ce lundi pour signer les documents officiels de cet accord, qu’il qualifie de « grand jour pour l’Afrique » et de « grand jour pour le monde ».
Une annonce faite dans un climat de haute tension entre Kinshasa et Kigali, alors que la RDC accuse régulièrement le Rwanda de soutenir les rebelles du M23, actifs dans le Nord-Kivu. Jusqu’ici, les différentes tentatives de médiation régionales ou internationales n’ont pas permis de parvenir à une véritable désescalade.
Donald Trump, dans son message, a également dénoncé son absence de reconnaissance par la communauté internationale pour ses efforts de paix à travers le monde, notamment au Moyen-Orient, en Asie du Sud et en Afrique.
« Je ne recevrai pas de Prix Nobel de la Paix, peu importe ce que je fais (…), mais le peuple sait, et c’est tout ce qui m’importe », a-t-il conclu.
Ccette annonce est suivie de près par la classe politique et les observateurs régionaux, alors que la population congolaise attend depuis longtemps une solution durable à l’insécurité persistante dans l’Est du pays.
MM
