Le ministre de la Communication et des Médias, Patrick Muyaya, a dénoncé ce mercredi ce qu’il qualifie de « rançon injuste » imposée par la coalition RDF-M23 dans les zones qu’elle occupe à l’Est de la République démocratique du Congo.
« Les occupants de fait de la coalition meurtrière RDF-M23 n’ont aucune compétence, aucune légalité pour fixer les frais de scolarité dans les parties du pays qu’ils occupent », a déclaré Patrick Muyaya sur X, rappelant que la gratuité de l’enseignement primaire public reste un principe constitutionnel intangible, irréversible et non négociable.
Le porte-parole du gouvernement a accusé les rebelles de vouloir « rançonner les pauvres parents d’élèves déjà suffisamment meurtris et étouffés par leur gouvernance par crimes ». Selon lui, exiger des frais déjà pris en charge par le gouvernement central revient à remettre en cause une avancée historique en matière d’éducation.
Gratuité réaffirmée par le ministère de l’Éducation
Dans un communiqué distinct, le ministère de l’Éducation nationale et Nouvelle Citoyenneté (MINEDU-NC) a également rappelé que la gratuité du primaire public s’applique sur l’ensemble du territoire national. Aucun parent d’élève ne doit être contraint de payer des frais illégaux, que ce soit à Goma, Bukavu ou ailleurs.
Le ministère précise que le gouvernement central continue d’assurer la prise en charge complète des frais de fonctionnement des écoles, ainsi que les salaires et primes des enseignants.
MM
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