Le gynécologue congolais Denis Mukwege tire une nouvelle fois la sonnette d’alarme sur la situation humanitaire dans l’Est du pays. Dans une déclaration diffusée mercredi 9 juillet sur X, il évoque un « cycle répétitif de violences » qui dure depuis trois décennies et s’aggrave avec la dernière offensive du M23 appuyée, selon l’ONU, par l’armée rwandaise.
« Plus de 11 millions de citoyens congolais vivent entre la famine et la violence sous le joug des forces d’occupation », déplore le prix Nobel de la paix 2018. Il dénonce également les violations graves des droits humains et des Conventions de Genève perpétrées dans les territoires conquis.
Mukwege insiste sur le besoin urgent de justice pour les victimes congolaises. « La souffrance des victimes est universelle, et le droit à la justice doit l’être tout autant », écrit-il, plaidant pour des mécanismes crédibles de justice transitionnelle et le renforcement du rôle de la Cour pénale internationale (CPI) en RDC.
Walim M.
