Depuis l’expansion des forces du M23 et de l’Alliance Fleuve Congo (AFC) dans l’Est de la République démocratique du Congo, le Bureau conjoint des Nations Unies aux droits de l’homme (BCNUDH) a enregistré une hausse préoccupante des demandes de protection provenant de journalistes et de défenseurs des droits humains.
Rien qu’au mois de mars 2025, le BCNUDH a reçu 18 cas urgents de demandes de protection individuelle, impliquant 23 personnes : 14 défenseurs des droits humains (dont 4 femmes) et 9 journalistes, tous ciblés en raison de leur travail d’information, de dénonciation des exactions ou de documentation des violations des droits humains dans les zones sous influence du M23/RDF.
Ces personnes ont été menacées, intimidées, voire contraintes de fuir, en raison de leurs prises de position publiques ou de leurs publications. Le BCNUDH a permis à ces bénéficiaires d’obtenir un appui logistique et financier, notamment en matière de relocalisation temporaire ou de soutien sécuritaire.
« Depuis la progression du M23/AFC, nous avons constaté une pression croissante sur les voix indépendantes dans les territoires touchés. Il est crucial de protéger ceux qui œuvrent pour la vérité et la justice », confie un responsable au sein du BCNUDH.
La situation sécuritaire dans l’Est du pays continue de se dégrader, tandis que les menaces contre les journalistes et les militants des droits humains s’intensifient, compromettant la liberté d’expression et d’information dans des régions déjà durement frappées par le conflit.
Le BCNUDH appelle les autorités congolaises et les partenaires internationaux à renforcer les mécanismes de protection pour les acteurs civiques dans les zones à haut risque.
Walim M.
