À travers une circulaire ferme datant du 26 mai, l’Inspection Générale de l’Éducation Nationale et de la Nouvelle Citoyenneté a annoncé l’interdiction formelle du phénomène dit « maquis », une pratique persistante dans certaines juridictions éducatives à l’approche de l’Examen d’État (EXETAT) 2025.
Dans une note référencée N°MINEDU-NCAGE/3000/C-AJBK/1.1°/2025, signée par l’Inspecteur Général Chef de Corps, Hubert Kimbonza Sefina, et adressée à tous les Inspecteurs Principaux Provinciaux, la haute instance de contrôle du système éducatif met en garde contre les regroupements illégaux d’élèves en dehors des cadres institutionnels reconnus.
Ces regroupements, communément appelés « maquis », consistent en des séances de préparation organisées clandestinement, souvent en marge de tout encadrement pédagogique formel et sans supervision officielle.
Selon le document, ces pratiques nuisent gravement à la crédibilité du système éducatif congolais, compromettent l’égalité des chances entre les candidats et ouvrent la voie à de nombreuses dérives, notamment la fraude, l’endoctrinement, et l’exploitation financière des élèves et des parents.
« Il me revient avec insistance que certaines pratiques contraires à l’éthique professionnelle, notamment le phénomène dit maquis, continuent à être observées dans certaines juridictions », déplore l’Inspection Générale dans son communiqué.
Face à cela, elle instruit les responsables éducatifs dans toutes les provinces à prendre des mesures immédiates pour éradiquer ce phénomène, renforcer la surveillance des activités préparatoires à l’EXETAT et garantir que celles-ci se déroulent uniquement dans les établissements scolaires reconnus et encadrés par des professionnels agréés.
Aucune tolérance, des sanctions annoncées
L’Inspection Générale ne mâche pas ses mots : tout manquement à cette instruction sera sévèrement sanctionné. Les inspecteurs, chefs de sous-divisions, directeurs provinciaux, ainsi que les responsables provinciaux de l’éducation sont tenus pour responsables de la stricte application de cette mesure.
« Toute tolérance ou complicité dans la persistance de ce phénomène exposera son ou ses auteurs à des sanctions administratives sévères », prévient le communiqué.
Walim M.
