À l’approche de son concert au Stade de France, Fally Ipupa a placé son rendez-vous parisien dans une dimension plus large que sa carrière personnelle, lors d’une émission diffusée mardi sur TV5 Monde.
« Ce Stade de France n’est pas que pour Fally, c’est pour moi et tous d’autres artistes africains qui n’ont pas eu la chance (…) Donc voilà, on va essayer de défendre la musique africaine, la culture africaine », a-t-il déclaré, donnant le ton d’un événement qu’il présente comme une vitrine collective.
Sur scène, l’artiste revendique avant tout une connexion directe avec son public. « Moi, la musique, je fais un métier que j’adore. Donc à chaque fois que je monte sur scène, ça fait plaisir (…) je crois que je donne aussi un peu de plaisir aux gens », a-t-il affirmé.
Dans la même dynamique, Fally Ipupa assume une orientation musicale en évolution. « J’ai toujours eu une vision un peu avant-gardiste (…) Aujourd’hui (…) ce n’est pas que de la rumba pure du Congo », a-t-il expliqué, tout en précisant : « la base, c’est la guitare, c’est l’ingala, c’est la musique congolaise ».
L’artiste a également détaillé son projet « XX », conçu pour ses 20 ans de carrière. « C’est l’album de mes 20 ans de carrière (…) tout ce qui va sortir cette année, ça s’appellera XX », a-t-il indiqué.
Ce projet se décline en plusieurs volets. « Là, on sort d’abord XX, le côté vraiment urbain (…) et puis (…) je proposerais un album rumba (…) avec des chansons vraiment à l’indale », a-t-il précisé, marquant une volonté de naviguer entre modernité et sonorités traditionnelles.
Dans ce registre, Fally Ipupa rend hommage à Josky Kiambukuta avec une reprise. « J’ai répris une chanson, Kitamata (…) C’est une chanson que ma maman aimait énormément », a-t-il confié.
Le chanteur a tenu à saluer la fidélité de son public : « Je remercie le public qui m’a apporté depuis 2006 jusqu’à aujourd’hui, qui sont toujours là ».
MM
