Devant ses partisans rassemblés sous la bannière de l’Union Sacrée, Félix Tshisekedi a haussé le ton samedi. Le président de la République a fixé une ligne rouge claire : le dialogue national ne se tiendra qu’à son initiative, et à la sienne seule.
« Les Congolais n’ont pas besoin de facilitateur », a-t-il lancé, balayant d’un revers de main toutes les tentatives externes de médiation. Avant d’ajouter, sous les acclamations : « Toutes ces bonnes volontés qui s’efforcent de nous aider à dialoguer entre Congolais, c’est bien, merci pour cela. Mais je crois qu’elles ont d’autres chats à fouetter. Qu’elles nous laissent gérer les problèmes du Congo entre Congolais. »
Dans cette démonstration de force, Tshisekedi a également dénoncé « des Congolais qui retardent le développement du pays et favorisent le pillage de nos ressources naturelles », pointant du doigt une élite accusée d’être au service de forces étrangères.
S’il s’est dit ouvert au dialogue, il a aussitôt posé ses conditions : « Dialogue, oui, mais pas avec les Congolais inféodés au dikta. » Une formule qui vise clairement certains opposants soupçonnés d’allégeance à des puissances extérieures, faisant référence a l’initiative de Thabo Mbeki, ancien président sud-africain.
En refusant catégoriquement toute médiation imposée, Félix Tshisekedi trace un cap : celui d’un dialogue exclusivement congolais, dans lequel il entend rester le maître d’orchestre. Une posture qui, si elle galvanise ses partisans, risque d’attiser encore les tensions avec ses détracteurs.
MM
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