La nomination de Grâce Émie Kutino au poste de ministre de la Jeunesse continue de susciter de vives interrogations. Pasteure au sein de l’église Armée de Victoire fondée par son père, elle est accusée par plusieurs voix sur les réseaux sociaux d’avoir usurpé un diplôme universitaire.
Selon ses détracteurs, la ministre aurait affirmé détenir une licence en Sciences politiques obtenue à l’Université Paris-Est Créteil (UPEC) en 2022. Or, des vérifications révèlent que cette formation ne pouvait matériellement pas exister à cette date.
En effet, l’UPEC a créé son Institut d’études politiques (IEP) le 1ᵉʳ août 2022, par arrêté de la ministre française de l’Enseignement supérieur et de la Recherche. Cet institut n’a été officiellement approuvé par le conseil d’administration de l’université que le 2 juin 2023. Les premiers étudiants en Sciences politiques, inscrits à partir de la rentrée 2023, sont encore sur les bancs, et aucun diplôme de licence n’a encore été délivré.
« Comment la ministre Grâce Émie Kutino a-t-elle pu obtenir une licence en Sciences politiques en 2022 alors que l’institut n’était même pas encore en activité ? », s’interrogent plusieurs internautes.
En RDC, la loi ne conditionne pas l’accès à une fonction ministérielle à la détention d’un diplôme de haute envergure ou d’une expérience professionnelle extraordinaire. Cependant, l’affaire pose la question de l’honnêteté et de la transparence des personnalités publiques.
Les appels se multiplient pour que la ministre apporte la preuve de son diplôme et cite d’anciens camarades de promotion. Pour l’instant, aucune réaction officielle n’a été enregistrée de sa part.
Walim M.
