Reproché d’avoir tenu des propos ambigus laissant entendre une possible dérive rebelle, le député national Godé Mpoy a tenu à clarifier sa position. Interpellé sur ses déclarations après la démolition partielle de sa résidence à Ngaliema, l’ancien président de l’Assemblée provinciale de Kinshasa s’est exprimé jeudi via le journaliste Marcel Kitambala sur le réseau X.
« Je n’ai jamais dit que je devenais rebelle. La plupart de ceux qui disent cela ne maîtrisent pas la langue française », a déclaré le député, dénonçant une interprétation erronée de ses propos après la destruction d’une partie de sa maison à Ngaliema par l’hôtel de ville.
Une phrase qui fait polémique
Au cœur de la controverse, une déclaration prononcée récemment lors d’une émission, dans laquelle Godé Mpoy avait lancé : « Si je n’étais pas pasteur, je serais à Goma. »
Une sortie médiatique largement perçue comme une allusion à une possible rébellion armée Goma étant souvent associée aux groupes armés dans l’Est du pays. Une interprétation que le principal concerné rejette fermement.
« En français simple, cela veut dire que comme moi je suis pasteur, je ne ferai jamais de rébellion dans ma vie », précise-t-il aujourd’hui.
« Victime d’un complot politique ? »
Au-delà de la polémique linguistique, Godé Mpoy accuse désormais ses détracteurs d’orchestrer un complot politique. Selon lui, des réseaux influents se seraient ligués contre lui en raison de ses prises de position.
« Tous ces gens qui volent les biens de l’État se sont ligués pour me faire du mal », affirme-t-il, sans toutefois citer de noms.
Le député, également pasteur, insiste sur son attachement à l’État de droit, tout en affirmant qu’il continuera à « dénoncer le mal », dans le respect de ses convictions religieuses.
MM
