L’organisation internationale Human Rights Foundation (HRF) a soumis ce mercredi 9 juillet 2025 une contribution officielle au Conseil des droits de l’homme des Nations Unies, dans le cadre de l’Examen périodique universel (EPU), pointant du doigt de graves violations des droits de l’homme au Rwanda et en Géorgie.
Dans cette communication, HRF alerte sur la dérive autoritaire observée dans les deux pays, où le pouvoir de l’État est utilisé comme une arme pour faire taire la dissidence, réduire les libertés fondamentales et réprimer la société civile.
« Les deux pays utilisent le pouvoir de l’État comme une arme pour faire taire la dissidence », affirme HRF dans sa note adressée à l’ONU.
Le Rwanda qualifié de « dictature »
Le Rwanda est qualifié sans détour de « dictature » dans le document soumis. HRF met en lumière un climat de répression politique, d’arrestations arbitraires et d’attaques ciblées contre les opposants et activistes, aussi bien à l’intérieur du pays qu’à l’étranger. Plusieurs cas de disparitions forcées et de harcèlement judiciaire sont également rapportés.
L’organisation dénonce notamment le musèlement de la presse indépendante, le contrôle de la justice, ainsi que les restrictions imposées aux ONG locales et internationales opérant dans le pays.
Un signal d’alarme lancé à la communauté internationale
En déposant cette contribution au Conseil des droits de l’homme, HRF espère que la communauté internationale prendra des mesures concrètes pour contraindre le régime rwandais à respecter les normes internationales en matière de droits humains.
L’Examen périodique universel est un processus mené tous les quatre à cinq ans, au cours duquel la situation des droits humains de chaque État membre de l’ONU est passée en revue par ses pairs. La prochaine session du Conseil examinera les cas soumis dans ce cycle d’évaluation, incluant celui du Rwanda.
Walim M.
