Arrêté le 17 mars dernier par le Conseil National de Cyberdéfense (CNC), l’homme d’affaires Harish Jagtani a été relaxé ce samedi dans la soirée selon le journaliste Stanny Bujakera. Patron influent à la tête de plusieurs entreprises opérant en République démocratique du Congo, sa détention avait suscité de nombreuses interrogations et spéculations dans les milieux économiques et médiatiques.
Une arrestation discrète mais remarquée
L’arrestation de Harish Jagtani, homme d’affaires d’origine indienne et très actif dans les secteurs de la logistique, de la santé, de l’immobilier et de l’aviation à travers son groupe Harish Jagtani Group (HJ Group), avait été opérée dans la plus grande discrétion par les services du CNC. Les raisons exactes de son interpellation n’ont jamais été officiellement détaillées, bien que certaines sources aient évoqué des suspicions liées au ravitaillement des M23 et être de mèche avec Joseph Kabila.
Pendant plusieurs semaines, le silence des autorités sur le dossier a entretenu le flou, alimentant les rumeurs et les débats autour de l’influence économique de Jagtani, souvent considéré comme l’un des plus puissants hommes d’affaires étrangers opérant en RDC.
Une libération sans déclaration officielle
Sa relaxe, survenue samedi dans la soirée, n’a pas non plus été accompagnée d’un communiqué officiel. Aucun chef d’accusation formel n’a été retenu contre lui jusqu’à présent, et l’homme d’affaires n’a pas encore fait de déclaration publique. Selon certaines sources proches du dossier, il aurait collaboré avec les autorités pendant sa détention, ce qui aurait facilité sa libération.
Des zones d’ombre qui subsistent
Malgré sa libération, plusieurs zones d’ombre demeurent autour de cette affaire. Pourquoi un acteur économique aussi visible a-t-il été interpellé par un organe stratégique comme le CNC, généralement chargé des questions de cybersécurité et de souveraineté numérique ?
MM
