« Notre marche est maintenue. » C’est par cette phrase que Jean-Marc Kabund, président du parti Gauche congolaise, a réagi samedi à l’interdiction de la manifestation prévue le lundi 15 décembre à Kinshasa.
Sur le réseau social X, l’opposant affirme que la décision prise par les autorités provinciales viole, selon lui, les dispositions constitutionnelles relatives à la liberté de manifester. Il écrit notamment que « le pouvoir en place tente de nous interdire arbitrairement une marche pacifique », estimant que cette interdiction ne repose pas sur des bases légales.
Jean-Marc Kabund replace cette mobilisation dans le contexte sécuritaire national. Il évoque la situation dans l’est de la République démocratique du Congo, affirmant que « pendant que nos compatriotes de l’Est sont livrés à l’agression étrangère et à l’abandon de l’État, le pouvoir choisit de museler les Congolais » qui demandent des réponses à cette crise.
Dans sa déclaration, il dénonce également un climat qu’il juge dissuasif autour de cette marche, affirmant que « l’intimidation, la peur et le chaos » seraient privilégiés au détriment de la sécurité et de la justice. Il ajoute que « les droits fondamentaux sont accordés ou retirés selon la convenance du pouvoir ».
Malgré l’interdiction annoncée par le gouverneur de Kinshasa, Daniel Bumba, Jean-Marc Kabund assure que les organisateurs ne comptent pas renoncer. « Aucune interdiction illégale, aucune intimidation ne nous fera reculer », écrit-il, appelant les citoyens à se mobiliser le 15 décembre.

L’opposant renchérit son message par un appel direct à la population : « Se taire, c’est se soumettre », exhortant les Congolais à participer à la marche annoncée, qu’il présente comme une action pacifique.
