Alors que son procès se poursuit à la Haute Cour militaire de la République Démocratique du Congo, l’ancien président Joseph Kabila garde le silence autrement dit « Kara » en lanage kinois. Ni déclaration publique, ni réaction sur les réseaux sociaux, ni communication officielle n’ont été enregistrées jusqu’à présent.
Fidèle à ses habitudes, l’ex-Chef de l’État est poursuivi pour crimes de guerre, apologie et trahison. Depuis l’ouverture du procès, l’auditeur général des FARDC, Lucien-René Likulia, a requis la peine de mort contre lui et a ordonné son arrestation immédiate.
Mais Joseph Kabila, qui se trouve toujours en dehors du pays, n’a fait aucun commentaire. Son absence nourrit des interrogations alors que les audiences se déroulent à Kinshasa et que les parties civiles réclament des réparations estimées à plusieurs milliards de dollars.
Ce silence, dans un climat politique tendu, alimente les débats sur l’attitude de l’ancien président face à un dossier judiciaire qui pourrait marquer un tournant dans l’histoire politique et judiciaire de la RDC.
Dans les prochains jours, les juges de la Haute cour prononceront le verdict sur la condamnation à mort ou l’acquittement de celui qui a dirigé le pays pendent 18 ans.
MM
