La dynamique de dialogue lancée par l’ancien président de la République démocratique du Congo, Joseph Kabila Kabange, se poursuit activement sur la colline de Hongo à Bukavu. Ce vendredi 27 juin, deux importantes délégations ont été reçues dans le cadre de ces consultations citoyennes : les chefs d’établissement de l’Enseignement Supérieur et Universitaire (ESU), suivis des représentants des confessions religieuses.
Dans la matinée, Joseph Kabila a échangé avec une délégation de la Conférence provinciale des chefs d’établissements de l’ESU, conduite par la professeure Ngongo Kilongo Fatuma de l’Université Évangélique en Afrique (UEA). Les discussions ont porté sur 12 points essentiels relatifs à la crise dans le pays, avec l’objectif de formuler des propositions concrètes pour le retour de la paix et le relèvement du système éducatif supérieur.
Dans l’après-midi, c’est la plateforme des confessions religieuses qui a été reçue. À l’issue des échanges, l’Imam Saleh Radjabu, porte-parole du groupe, a insisté sur l’importance d’un dialogue inclusif pour restaurer la stabilité nationale :
« Les leaders doivent comprendre que le pays n’appartient pas à une seule personne. Nous sommes tous concernés, et chacun de nous devrait contribuer au retour de la paix », a-t-il déclaré.
Ces consultations, entamées plus tôt cette semaine, témoignent de la volonté de l’ancien chef de l’État de rassembler toutes les composantes de la société autour d’un même objectif : trouver des solutions congolaises aux problèmes congolais.
La colline de Hongo devient ainsi, jour après jour, un carrefour de concertation nationale, dans un contexte politique et sécuritaire marqué par de nombreuses incertitudes.
MM
