Suite aux fortes pluies qui se sont abattues sur Kinshasa dans la nuit du 4 au 5 avril, provoquant inondations, affaissements de terrain et coupures de routes, le gouverneur de la ville-province, Daniel Bumba, a réagi en lançant une nouvelle opération d’urgence baptisée « Point-à-temps », destinée à réparer les voiries endommagées et à améliorer la mobilité urbaine.
Dès les premières heures suivant les intempéries, l’autorité urbaine s’est rendue sur le terrain pour évaluer l’ampleur des dégâts. Des visites ont été effectuées, de jour comme de nuit, dans plusieurs communes touchées, notamment Ngaliema, Kintambo, Kasavubu, N’Djili et Matete, où de nombreux tronçons routiers sont devenus impraticables en raison des nids-de-poule, des coulées de boue et du débordement des caniveaux.

Des interventions d’urgence déjà en cours
Dans le cadre de cette opération, des travaux d’urgence de curage des caniveaux, de réhabilitation des collecteurs et de reprofilage des chaussées ont été engagés. L’objectif, selon le gouverneur, est de limiter les conséquences des pluies sur la mobilité des Kinois et de prévenir de nouveaux incidents en renforçant les infrastructures routières les plus vulnérables.

« Nous avons lancé l’opération ‘Point-à-temps’ pour réparer les routes touchées. Nous sommes conscients des désagréments subis par la population et nous y travaillons activement. J’appelle les Kinois à la patience et à la collaboration, car les résultats seront visibles très bientôt », a déclaré Daniel Bumba lors de son passage à N’Djili.
Une opération dans un contexte de défis multiples
L’initiative intervient alors que la ville fait face à de nombreuses critiques sur la gestion des inondations, la dégradation des routes et l’entretien des réseaux d’évacuation des eaux.
L’opération « Kinshasa ezo Bonga », censée redonner à la capitale son image de ville propre et ordonnée, peine à convaincre. Le lancement de « Point-à-temps » apparaît donc comme une tentative de redynamiser la gestion urbaine et de montrer une volonté d’agir rapidement.
Si les travaux se poursuivent dans plusieurs communes, certains habitants expriment toutefois leur scepticisme, soulignant le caractère souvent temporaire de ce type d’interventions. Ils appellent à des solutions structurelles et durables plutôt qu’à des opérations de surface.
Walim M.
