À Kinshasa, des réseaux d’enlèvements recourent à des procédés qui imitent des procédures judiciaires pour approcher leurs cibles. Ils se présentent comme des agents des forces de l’ordre et exhibent de faux avis de recherche ainsi que des mandats d’emmener fabriqués.
L’alerte a été donnée par Me Kitenge Joël au cours de l’émission Tango Ekoki, récemment à Kinshasa.
« Ces gens vérifient les comptes Facebook des paisibles citoyens et font des mandats d’emmener et ils ont même leur équipe qui fabriquent des sceaux pour donner du crédit à leurs documents. Une fois qu’ils tombent sur vous, ils vous emmènent vers un lieu inconnu et demandent des rançons », a-t-il expliqué.
Des profils ciblés sur les réseaux sociaux
Selon l’avocat, les auteurs consultent les comptes Facebook de leurs futures victimes afin de recueillir des informations personnelles. Ces données leur permettent d’établir de faux documents comportant des éléments crédibles, notamment des sceaux contrefaits.
Munis de ces pièces, ils interpellent leurs cibles en simulant une arrestation régulière. La victime est ensuite conduite vers un endroit tenu secret.
Des rançons exigées aux familles
Après la séquestration, les ravisseurs contactent les proches pour réclamer le paiement d’une rançon en échange de la libération.
Me Kitenge Joël appelle les citoyens à faire preuve de prudence face à toute interpellation et à s’assurer de l’authenticité des documents présentés. Il invite également les familles à signaler rapidement toute disparition suspecte auprès des services compétents.
MM
