Ce lundi matin, plusieurs artères de Kinshasa offrent un spectacle inhabituel. Les arrêts de bus sont pleins, les passagers attendent longtemps, tandis que les taxis et taxis-bus circulent au compte-gouttes.
La situation apparaît quelques jours après l’annonce faite par le gouverneur de la ville, Daniel Bumba, et le ministre provincial des Transports, Jesus Noel Sheke, concernant le début des contrôles des véhicules en circulation.
Ces contrôles ciblent particulièrement les engins dépourvus d’équipements essentiels : clignotants, phares ou autres dispositifs techniques exigés pour rouler dans la capitale.
Dans plusieurs communes, la conséquence est immédiate : les chauffeurs de transport en commun se font discrets. Certains ont préféré garder leurs véhicules au garage, redoutant les sanctions.
Aux arrêts, les passagers improvisent. Moto-taxis, marche à pied ou négociations serrées avec les rares véhicules disponibles deviennent les seules alternatives pour atteindre le lieu de travail ou l’école.
Sur les grandes artères comme le boulevard Lumumba ou l’avenue Kasa-Vubu, le contraste frappe : moins de taxis-bus, mais des files d’usagers qui s’allongent.
MM
