Les fortes pluies qui se sont abattues dans la nuit du 4 au 5 avril sur Kinshasa continuent de faire des ravages. Dans la commune de N’djili, située à l’est de la capitale congolaise, plus de 170 familles ont été sinistrées suite aux inondations provoquées par la montée des eaux de pluie, selon des informations confirmées ce lundi par les autorités locales.
C’est le bourgmestre de N’djili, Papy Mbumba, qui a livré ce chiffre alarmant après une descente sur le terrain, notamment dans les quartiers 8 et 9, parmi les plus touchés par la catastrophe. « Je me suis rendu sur le terrain pour venir en aide à la population et constater de visu l’ampleur des dégâts. Nous avons déjà répertorié 170 familles sinistrées par les inondations causées par les pluies diluviennes », a-t-il déclaré auprès de nos confrères de l’ACP.
Les images issues des zones sinistrées témoignent d’un chaos : habitations inondées, biens endommagés, routes impraticables, et familles déplacées. Dans certains cas, l’eau est montée jusqu’à l’intérieur des maisons, forçant les habitants à fuir en urgence, souvent sans rien pouvoir emporter.
Cette situation vient rappeler une fois de plus la fragilité des infrastructures urbaines face aux aléas climatiques à Kinshasa, une ville en constante expansion, mais confrontée à de sérieux défis en matière d’urbanisme, de drainage et de gestion des déchets. L’urbanisation anarchique, l’obstruction des caniveaux et l’absence de systèmes de canalisation efficaces accentuent la vulnérabilité des quartiers populaires face aux intempéries.
Face à cette urgence humanitaire, les habitants attendent une intervention rapide du gouvernement provincial et central, tant pour l’assistance aux sinistrés que pour des solutions durables contre les inondations récurrentes.
Walim M.
