À Kinshasa, la scène est familière : des enfants rentrent de l’école avec leurs cahiers, parfois livrés à eux-mêmes. Entre des parents absorbés par leurs activités quotidiennes et un système éducatif déjà sous pression, le suivi scolaire est souvent relégué au second plan. Pourtant, selon Noël Crépuscule Nzogu, éditeur général d’Infos-Express.com, la réussite éducative se joue aussi bien dans les salles de classe qu’à la maison.
« La réussite ne repose pas uniquement sur l’action de l’école. Elle nécessite une véritable synergie avec les familles », explique-t-il. L’école transmet le savoir, mais ce sont les parents qui, par leur présence et leur implication, consolident les bases et offrent aux enfants un équilibre psychologique indispensable.
Les constats sont clairs : les élèves suivis à la maison progressent mieux. Ceux qui bénéficient d’un dialogue constant entre enseignants et parents trouvent des réponses rapides à leurs difficultés, qu’elles soient scolaires ou sociales. À l’inverse, le manque d’encadrement familial expose de nombreux jeunes à l’échec et au décrochage.

Pour M. Nzogu, l’équation est simple : « L’éducation de qualité se construit sur un triptyque : l’élève, l’école et la famille. » Il plaide pour que les écoles multiplient les rencontres avec les parents, instaurent des mécanismes de collaboration et renforcent la sensibilisation des familles, en particulier dans les établissements publics.
Car l’éducation ne se limite pas au paiement des frais scolaires. Elle implique aussi de consacrer du temps : vérifier les devoirs, écouter les enfants, s’intéresser à leurs progrès et à leurs difficultés. « Cet engagement quotidien fait toute la différence », souligne l’éditeur.
Les études menées en RDC abondent dans ce sens : les élèves bénéficiant d’un encadrement familial constant affichent de meilleurs résultats que ceux livrés à eux-mêmes. De quoi rappeler que, dans la capitale congolaise comme ailleurs, la réussite des enfants commence d’abord à la maison.
Walim M.
