À Kinshasa, où les effondrements de bâtiments restent fréquents, la question de la qualité des matériaux de construction refait surface. Romeo Boka, directeur général de la Société des travaux mixtes et exécution (SOTRAMEX), appelle les ménages à privilégier des produits fiables pour bâtir des habitations solides et sécurisées.
« Recourir aux matériaux de qualité est une garantie et une sécurité que les familles devraient absolument considérer pour éviter que leurs maisons ne s’écroulent », a-t-il déclaré lors d’un entretien.
Le danger du “réemploi”
Dans plusieurs quartiers de la capitale, l’usage de matériaux dits de “réemploi” – c’est-à-dire déjà utilisés est devenu courant, souvent par souci d’économie. Une pratique risquée, selon l’entrepreneur :
« L’achat de matériaux déjà utilisés constitue un véritable danger. Beaucoup font confiance à des proches pour se procurer ces produits sans se soucier de leur qualité, mais finissent par en payer le prix à travers des fissures, des murs qui cèdent ou des effondrements entiers », a averti M. Boka.
Une responsabilité partagée
Au-delà des ménages, le chef d’entreprise estime que les autorités doivent également jouer leur rôle pour contrôler le marché et mettre fin à la prolifération de produits non conformes.
« On peut économiser sur beaucoup de choses, mais jamais sur la sécurité de sa famille », a-t-il insisté, soulignant que le choix des matériaux reste la première étape pour bâtir un logement durable.
Alors que Kinshasa poursuit son expansion urbaine et que la demande en logement explose, la question de la qualité des constructions devient cruciale. Les appels comme celui de M. Boka rappellent l’importance de concilier accessibilité et sécurité dans une ville où la majorité construit sans encadrement technique.
MM
