Depuis la décision de la ministre de l’Environnement, Marie Nyango, réhabilitant Delphin Lama à la tête de l’Agence Congolaise de l’Environnement (ACE), l’atmosphère est devenue explosive au sein de cette structure publique.
Suspendu depuis huit mois, Delphin Lama tente de reprendre ses fonctions, mais se heurte à un rejet presque unanime des agents. Dans les couloirs de l’ACE comme sur ses différents sites, un mot d’ordre s’impose : opposition totale au retour de Lama.
Un retour qui passe mal
La semaine dernière, Steve Lemba, directeur technique de l’évaluation environnementale à l’ACE s’est exprimé lors de son passage à l’émission Bosolo na Politik. Il y a pointé les raisons de cette contestation interne, évoquant des pratiques de gestion décriées et une rupture de confiance profonde.

Selon lui, la période précédant la suspension de Delphin Lama avait été marquée par « l’instauration d’un comité de gestion parallèle à celui existant », une initiative perçue comme contraire aux règles internes. M. Lemba affirme également le « non-respect du statut de l’agence » comme autre motif majeur de la récusation collective.
Sit-in quotidien devant le ministère
En signe de protestation, des sit-in se tiennent chaque jour devant le ministère de l’Environnement. Les agents réclament la levée pure et simple de l’arrêté qui réhabilite Delphin Lama, et conditionnent le retour à la normale à un choix différent pour la direction générale.

Les travailleurs affirment préférer soit : la confirmation de Jean-Claude Emene comme Directeur général ad intérim, conformément au nouvel arrêté en vigueur ; la nomination d’un “fils maison”, considéré comme mieux placé pour garantir la stabilité interne.
Mais une chose semble immuable dans leur discours : Delphin Lama n’est pas le bienvenu.
Le syndicat appelle à annuler l’arrêté
Au deuxième jour du mouvement, Gaston Asumani, président du syndicat des agents de l’ACE, a renforcé la pression. S’adressant publiquement à la ministre, il l’a invitée à revenir sur sa décision et à mettre fin à ce qu’il considère comme une source d’instabilité durable.

MM
