À Kinshasa comme dans plusieurs provinces, les préparatifs de la rentrée scolaire prévue le 1er septembre tournent au casse-tête pour de nombreux parents. Cinq jours avant la reprise des cours, ils s’activent dans les marchés pour trouver fournitures et uniformes, alors que les prix ne cessent de grimper.
« Rien qu’un cahier de 200 pages coûte déjà plus cher que l’année passée. Quand vous avez trois ou quatre enfants, c’est très difficile », se lamente une mère de famille rencontrée au marché central de Kinshasa.
À cette difficulté s’ajoute la question des frais scolaires. Officiellement, la gratuité de l’enseignement de base reste en vigueur, conformément à la politique du gouvernement. Mais dans la pratique, plusieurs parents affirment que certaines directions d’écoles exigent toujours des contributions financières. « On nous demande de payer des frais sous d’autres appellations, alors qu’on nous dit que l’école primaire est gratuite », dénonce un père visiblement inquiet.
Selon des témoignages recueillis par nos équipes, même dans des établissements publics censés appliquer strictement la gratuité, les gestionnaires réclament des montants supplémentaires pour la réhabilitation des infrastructures, l’achat de matériel ou encore la motivation des enseignants.
Alors que la rentrée approche, les familles s’interrogent sur leur capacité à supporter cette charge financière, dans un contexte marqué par la hausse généralisée du coût de la vie.
La question reste posée : la gratuité de l’enseignement en RDC est-elle réellement effective pour les parents ?
MM
