Ce samedi 30 août, la terre du cimetière parisien de Pantin s’ouvrira pour accueillir le corps de Youyou Muntu-Mosi, militante congolaise dont le départ a laissé un vide bien au-delà de sa famille.
Décédée le 19 août dernier à Paris, elle sera accompagnée par une procession de proches, de compatriotes et de compagnons de lutte qui viendront déposer, avec leurs larmes, des fragments d’histoire partagée.

Avant l’inhumation, un office religieux se tiendra à l’église Sainte-Marthe des Quatre-Chemins. Là, dans le silence des prières et des chants, se mêleront la douleur d’une perte et la fierté d’avoir croisé une femme qui n’a jamais marchandé sa voix quand il s’agissait de défendre la justice et la dignité.
Youyou avait fait de l’exil un espace de combat, de la diaspora un champ de résistance. Son nom circulait dans les rassemblements, dans les associations, dans les conversations fiévreuses des cafés et des forums, comme une braise jamais éteinte. Aujourd’hui, ses proches se réunissent pour un dernier adieu, mais aussi pour affirmer que son héritage ne disparaîtra pas dans la tombe.
Après l’enterrement, l’Espace Noisy-le-Sec rouvrira ses portes. Non plus comme une salle de veillée, mais comme un lieu de mémoire vivante, où récits, chants et souvenirs viendront prolonger l’écho d’une femme dont la disparition oblige à continuer le chemin.
À Pantin, ce samedi, il ne s’agira pas seulement d’ensevelir un corps. Mais de confier à la terre française la dépouille d’une Congolaise dont le souffle, lui, appartient pour toujours à ceux qui refusent de se taire.
MM
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