Le Sénat de la République démocratique du Congo a entamé ce jeudi l’examen de la demande de levée d’immunité parlementaire de l’ancien président Joseph Kabila, actuellement sénateur à vie. À l’issue de cette séance, tenue à huis clos, une commission spéciale a été constituée pour approfondir l’analyse du dossier. Cette commission dispose d’un délai de 72 heures pour soumettre son rapport.
Les discussions au sein du Sénat ont révélé des divergences notables. Certains sénateurs soutiennent la levée de l’immunité, tandis que d’autres invoquent l’article 224 du règlement intérieur du Sénat, estimant que la procédure doit passer par un vote du Congrès, mettant en lumière les tensions autour de cette question sensible.
Joseph Kabila est accusé par les autorités congolaises de complicité avec la rébellion ACF/M23, et fait face à de lourdes charges, notamment des crimes de guerre, des crimes contre l’humanité et des massacres de civils. Le ministre de la Justice, Constant Mutamba, a annoncé que tous les biens identifiables de l’ancien président, y compris ses comptes bancaires et ses avoirs, seront visés par des mesures de saisie.  
La commission spéciale, récemment formée, est chargée d’examiner en profondeur les éléments du dossier et de soumettre ses conclusions au Sénat dans un délai de 72 heures. Ce processus marque une étape cruciale dans l’affaire, avec des implications potentielles significatives pour la stabilité politique du pays.
MM
