Depuis la nuit de temps. Le phénomène dédicace ou « Libanga » marche de pair avec la musique congolaise. Plusieurs artistes musiciens font ces pratiques pour rendre hommages aux mécènes de la musique congolaise voire aux personnes désireuses d’être connues. Au fil de temps, certains noms cités autrefois par les musiciens congolais ont acquis une certaine renommée avant de tirer leurs révérences.
Au fil des décennies, la musique congolaise a perdu plusieurs figures majeures qui ont contribué à son rayonnement à travers le monde. De Riva Menga à Cardozo Muamba, retour sur le parcours de ces mécènes disparus qui ont tant apporté aux artistes.
Riva Menga, proche de JB Mpiana, de sa mort dans un accident de voiture aux prémices des indépendances à Hugo Tanzambi, assassiné pour des raisons politiques, ces piliers souvent chantés n’ont eu de cesse de soutenir financièrement les plus grandes icônes de la rumba.
Des héros dans l’ombre qui finissent par être dévoilés
Certains sont également partis emportés par des maladies comme Erick Kenzo, Jules Bavon Mwamba, Alisi Baba ou Samy Mikobi. Leur générosité et engagement ont permis à des chefs d’œuvre comme « Le Grand monsieur » » de Werrason de voir notamment le jour.
Aujourd’hui, la mémoire de mécènes altruistes tels que Landry Mfutila, Sony Selemani alias Ecce Homo ou feu Rango Wabelo reste vivace. Leurs noms continueront de résonner dans les chansons pour l’éternité. La musique congolaise leur doit tant.
