Tout comme le PPRD de Joseph Kabila, le gouvernement congolais a suspendu les activités de trois partis politiques : l’Action pour la Dignité du Congo et de son Peuple (ADCP) de Corneille Nangaa, le Mouvement Lumumbiste Progressiste (MLP) de Franck Diongo, et l’Union des Patriotes Congolais (UPC) de Thomas Lubanga. Cette décision, prise le 3 mai 2025 par le Vice-Premier Ministre en charge de l’Intérieur, Jacquemain Shabani Lukoo, vise à prévenir toute menace à la sécurité nationale.
Malgré son statut influent dans l’Est du pays, Corneille Nangaa, ancien président de la Commission électorale nationale indépendante (CENI), a été condamné à mort par contumace en août 2024 pour trahison et crimes de guerre liés à la création de l’Alliance Fleuve Congo (AFC), une coalition politico-militaire incluant le groupe rebelle M23 .
Thomas Lubanga, ancien chef de milice condamné par la Cour pénale internationale, a récemment annoncé la formation d’un nouveau groupe rebelle dans l’est du pays. 
Le ministère de l’Intérieur a également saisi la Cour constitutionnelle pour demander la dissolution de ces partis en raison de leurs liens présumés avec des activités subversives. Cette mesure s’inscrit dans les efforts du gouvernement pour renforcer la stabilité et la sécurité nationales.
MM
